Découvrir LIYANNAJ-K
L’association LIYANNAJ-K vous accueille pour l’initiation au Gwoka à travers sa musique et sa danse.
Depuis le 26 Novembre 2014, le Gwoka (la musique, la danse et le chant) est inscrit au Patrimoine Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO.
Pour la petite histoire, le Gwoka est la musicalité que les esclaves ont inventée durant leur fuite, on les nommait les Nèg Mawons (Nègres Marrons). Ainsi, elle est imprégnée de lutte et de souffrance, c’est à travers elle que les esclaves pouvaient exprimer le mal que leur inspirait leur condition. Elle servait également à galvaniser les noirs captifs, afin de se donner du courage pour le travail. On trouve donc des morceaux de Gwoka qui traitent des différentes tâches qu’ils avaient à accomplir comme la culture des terres, le travail des racines de manioc et autres pousses sauvages. Enfin, elle est surtout, à l’origine, un moyen de communication, impossible à décrypter par les colons et les chasseurs d’esclaves, étant chanté en créole. Cette musique traditionnelle est indissociable de la danse et du chant.
En effet, selon le thème abordé par le morceau, et selon la circonstance, les corps des danseurs bougent pour décrire des émotions bien précises. Par ailleurs, le Gwoka est une célébration de groupe où le chœur (répondè) positionné en cercle autour du meneur (mawkè), lui répond en harmonie. Le Gwoka, à l’époque était considéré comme une musique de lutte, qui mettait les esclaves dans une sorte de transe enragée qui, souvent, les poussaient à se révolter. Les colons multiplièrent donc les sanctions à l’encontre des noirs captifs qui continuaient de le pratiquer : sanctions physiques qui étaient établies par le code noir de Colbert, mais ils mettaient aussi en place des actions de sabotage. Ils tentèrent même de dénaturer cette musique en l’influençant avec des rythmes plus occidentaux comme le Quadrille. Ce qui fut une réussite puisque celle-ci créa la confusion dans les campagnes et s'installa dans certaines régions comme une musique locale, comme c’est le cas en Martinique. Ce fut pourtant un échec en Guadeloupe, le Gwoka s’est transmis de génération en génération, bien après l’abolition de l’esclavage, jusqu’à nos jours.
(Texte extrait de l’oral de géopolitique de U.Teyla)



